Meteo-spatiale.fr [actualités]http://www.meteo-spatiale.fr/Météorologie satellitaire : images en temps quasi-réel, images événementielles, actualités© Météo-France60Météorologiefr METEO-SPATIALE.FR http://www.meteo-spatiale.fr/img/logo-meteo-spatiale.gif http://www.meteo-spatiale.fr/Tue, 17 Oct 2017 06:03:45 +0200GOES-16 observera les AmériquesMétéorologie - actualitéhttp://www.meteo-spatiale.fr/src/actualites.php?id=218
Le 02/06/2017 à 08h34 - La nouvelle était attendue avec impatience par les équipes du Centre de météorologie spatiale et les prévisionnistes d’Outre-Mer. Après plusieurs mois d’attente, la NOAA a annoncé jeudi 25 mai la future position du satellite GOES-R, devenu GOES-16 quand il a été déclaré « bon pour le service ». Lancé avec succès depuis la base de Cap Canaveral le samedi 19 novembre 2016, il a été placé en orbite géostationnaire à la longitude 105°W. L’incertitude planait : remplacera-t-il GOES-15 en 135°W (océan Pacifique) ou GOES-13 en 75°W (Amérique) ? C’est cette dernière option qui a été retenue. GOES-16 est progressivement déplacé vers l’est et atteindra sa position définitive en novembre. GOES-R est équipé de l'imageur ABI (Advanced Baseline Imager) qui permet d'observer la Terre dans 16 bandes spectrales différentes (contre 5 pour le satellite GOES-13 actuel), incluant deux canaux dans le visible (VIS), quatre canaux dans le proche infrarouge (NIR) et dix canaux dans l'infrarouge (IR). La résolution spatiale des images est comprise entre 500 m et 1 km pour les canaux VIS et entre 1 et 2 km pour les canaux NIR/IR. La fréquence temporelle des images est doublée, passant à 15 minutes. GOES-R est également doté de l'instrument GLM (Global Lightning Mapper) qui marque une innovation importante. Il s'agit, en effet, du premier imageur d'éclairs opérationnel sur un satellite géostationnaire. Dans un premier temps, les données seront reçues au CMS par EUMETCast (système de diffusion d’EUMETSAT) en mode dégradé puis à pleine résolution grâce à un système d’acquisition directe qui sera mis en place en 2018. Le CMS a débuté le développement des images et produits, dont bénéficieront la DIRAG et les utilisateurs de Métropole. Des jeux-tests seront mis à disposition dans les prochaines semaines. Le satellite suivant GOES-S, de même génération que GOES-16, dont le lancement est prévu au printemps 2018, sera opérationnel en position GOES-Ouest (135°W) après plusieurs mois de recette. Il couvrira alors le Pacifique central et oriental, incluant la Polynésie Française. En 2018, le CMS se préparera à ce nouveau changement. ]]>
Fri, 02 Jun 2017 10:45:27 +0200
Le Centre de météorologie spatiale reçoit du 16 au 19 mai la réunion internationale GODEX-NWPMétéorologie - actualitéhttp://www.meteo-spatiale.fr/src/actualites.php?id=217
Le 17/05/2017 à 10h46 - GODEX (Global Observation Data Exchange) regroupe les services météorologiques, les agences spatiales et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et favorise les échanges, depuis de nombreuses années, entre les producteurs et les utilisateurs de données météorologiques, principalement pour les besoins de la prévision numérique. Il résulte de la fusion de deux anciens groupes de travail : NAEDEX (échanges entre Amérique du Nord et Europe) et APSDEU (échanges entre Amérique, Asie et Pacifique). GODEX, composé d'une trentaine de scientifiques spécialistes de l’assimilation des données dans les modèles de prévision numérique ou experts en télédétection, se réunit à Lannion cette année faisant suite à la dernière édition d’octobre 2015 à Montréal. Les pays représentés cette année sont le Royaume-Uni, la Corée, l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, l’Australie, la Chine, le Japon, l’Inde et la France. GODEX recense les données utilisées ou qui seront d’un intérêt dans le futur pour améliorer la prévision du temps, émet des recommandations et transmet ses besoins à l’OMM, qui coordonne notamment l’activité des satellites météorologiques à travers le monde. Apport de l’observation satellitaire à la prévision du temps La qualité des prévisions issues des modèles numériques dépend de plusieurs facteurs, et en particulier de la qualité de leur état initial, pour les variables météorologiques fondamentales que sont la pression, la température, le contenu en vapeur d’eau, ainsi que les composantes du vent. Les observations satellitaires ont une importance primordiale pour constituer cet état initial de l’atmosphère. Dans la modèle numérique français Arpège qui couvre toute la surface et l’atmosphère terrestre, plus de 90 % des données d’observation sont d’origine satellitaire et elles sont en augmentation d’un facteur 30 sur depuis l’an 2000. Les autres systèmes d’observations in situ dites « conventionnelles » (radiosondages, stations de surface, bouées...) sont restés en nombre à peu près constant sur la période. Seules les données de vent et de température fournies par l’aviation commerciale sont en augmentation. Les données satellitaires proviennent d’instruments embarqués sur les satellites géostationnaires et défilants (ou en orbite polaire) européens, américains, japonais, chinois, etc. ]]>
Wed, 17 May 2017 10:48:36 +0200
Accord de coopération Eumetsat/Météo-France : bienvenue dans la CDOP3 Météorologie - actualitéhttp://www.meteo-spatiale.fr/src/actualites.php?id=216
Le 25/04/2017 à 10h34 - Les huit consortiums en charge des SAF (Satellite Application Facilities, Centres d’Applications Satellitaires) d’Eumetsat se sont engagés le 1er mars 2017 dans la troisième phase continue d’exploitation et de développement, la CDOP 3, qui couvrira la période 2017 – 2022. Les Centres d’Applications Satellitaires mis en place par le conseil d’Eumetsat en novembre 1992 sont des éléments du segment sol des différents programmes d’Eumetsat qui contribuent au développement et au traitement des produits satellitaires de niveau 2 et plus, soit directement, soit par la mise à disposition de logiciels. Météo-France est impliqué dans cinq SAF en tant que membre du consortium (SAF NWP, NWC, H, LSA) ou en tant que pilote (SAF OSI). Voici un bref bilan de la CDOP-2 et les perspectives de la CDOP-3 pour chacuns d’eux. - le SAF NWP, Prévision Numérique du Temps qui a pour objet le développement et la maintenance d’outils logiciels nécessaires à l’assimilation des données satellites en PNT. Les avancées majeures du SAF NWP durant la phase CDOP-2 sont principalement liées à la capacité de pré-traitement des données des satellites S-NPP et FY-3, l'amélioration de l'outil de transfert radiatif RTTOV en l'étendant au domaine visible et une meilleure simulation de la diffusion par les nuages et aérosols. La CDOP-2 a également permis la mise en œuvre de systèmes d'auto-alerte et l'augmentation importante du nombre des instruments pour le monitoring des observations satellitaires. On retiendra enfin la tenue de formations et ateliers spécialisés à l'utilisation des données satellitaires pour la prévision numérique. Au 31 décembre 2016 le package logiciel AAPP de pré-traitements a été délivré à 447 utilisateurs et le logiciel de transfert radiatif à 1047 utilisateurs. La CDOP 3 permettra, entre autres, les évolutions du modèle de transfert radiatif RTTOV nécessaires pour prendre en compte les nouveaux instruments, et l’amélioration du suivi opérationnel de la qualité des observations satellite. - le SAF NWC, Prévision Immédiate et à très court terme qui a pour objet le développement de logiciels pour l'élaboration de produits utiles à la prévision immédiate (classification nuageuse, RDT…) et dont l’activité à Météo-France est partagée entre DIROP/CMS et DIROP/PI. Durant la CDOP-2, la principale réalisation du NWCSAF est le developpement et la livraison aux utilisateurs d'une version totalement refondue du logiciel de traitement des satellites géostationnaires. De nouveaux produits sont proposés, en particulier la microphysique des nuages et la détection de l'initiation de la convection. Le traitement de l'ensemble des satellites géostationnaires (permettant une couverture mondiale (hors pôles)) est désormais possible de façon native, l'adaptation à MTG-I (lancement en 2021) en sera grandement facilitée. 132 utilisateurs étaient enregistrés en Aout 2016, soit une augmentation de 37% lors de la CDOP2. La CDOP 3 se concentrera sur les évolutions des produits et des logiciels prenant en compte l'arrivée des satellites géostationnaires de nouvelle génération, en particulier MTG. - le SAF OSI, Océans et Glaces de Mer qui a pour objet la production et la mise à disposition de produits d’océanographie opérationnelle : température de surface de la mer, vent à la surface des océans, glace de mer, flux radiatifs et pour lequel Météo-France est l’institut directeur. Un grand nombre de produits déjà produits en opérationnel précédemment ont été améliorés en cours de CDOP-2 avec, à chaque mise à jour, un processus de validation du nouvel algorithme et des produits finaux. De nouveaux produits quasi temps-réel ont vu le jour : vent à la surface des océans à partir de Rapidscat sur l'ISS, température de surface de la mer avec IASI… En plus des produits quasi temps-réel, le SAF OSI a étendu son offre de produits retraités pour constituer des longues séries de données pour les études sur le climat : concentration de glace de mer, vent à la surface des océans, température de surface de la mer. La comparaison régulière des produits satellites du SAF OSI avec les données in situ permettent une évaluation continue de ces produits et leur ajustement si nécessaire. De plus, les échanges entre les équipes de SAF OSI et les utilisateurs des produits ont souvent été très fructueux pour analyser et améliorer les produits. La CDOP 3 poursuivra l’engagement de l’amélioration de la production en temps réel en prenant en compte les satellites de nouvelle génération (en particulier MTG et METOP-SG), et du lien avec les utilisateurs. - le SAF H, Hydrologie qui élabore des produits satellites répondant aux besoins de l’hydrologie opérationnelle sur les précipitations, l’humidité des sols et la couverture neigeuse et pour lequel le CNRM contribue par des activités de validation des produits d’humidité des sols. Les données d'humidité du sol mesurées dans 21 stations du réseau automatique de Météo-France (réseau SMOSMANIA, transect Atlantique/Méditérannée) sont régulièrement fournies aux partenaires du H-SAF pour la validation des produits d'humidité superficielle du sol dérivés des observations ASCAT. Le CNRM a fourni un rapport annuel de comparaisons observations insitu et produits satellitaires. La CDOP-2 a également été le cadre d'une action de transfert de la maintenance et de l'archivage des données SMOSMANIA (désormais disponibles dans CLIMSOL) vers les services opérationnels (DSO, DCSC, DSI). Ces données ont également été fournies à la NASA pour les opérations de calibration/validation de la mission SMAP et mises à disposition des chercheurs avec une mise à jour annuelle  sur la base de données ISMN (https://ismn.geo.tuwien.ac.at/). Enfin, des recherches ont été menées afin d'évaluer la qualité des produits satellitaire à l'aide d'un système d'assimilation de données. La CDOP 3 permettra l’amélioration de la qualité et la couverture des produits existants afin de préciser les zones à risques. - le SAF LSA, Analyse des terres émergées qui a pour objet la production opérationnelle de plusieurs paramètres d’état des surfaces continentales : flux radiatifs, évapotranspiration, indice de végétation, feux de forêt et pour lequel le CNRM développe des algorithmes concernant le rayonnement solaire incident et l’albédo de surface. La phase CDOP2 du LSA-SAF aura permis au CNRM d’améliorer la production régulière de la cartographie des flux radiatifs au dessus des surfaces continentales. Les données du satellite MSG (Meteosat Second Generation) auront servi à alimenter les continents Europe et Afrique en rayonnement incident descendant et en albédo de surface sur des échelles horaires à journalières. La couverture globale est maintenant assurée grâce aux données du satellite EPS (EUMETSAT Polar System) mais seulement à une échelle décadaire et pour l’albédo de surface (https://landsaf.ipma.pt/). Une dizaine de produits radiatifs et biophysiques permettent aujourd’hui de mieux caractériser et suivre en temps réel les surfaces continentales dans des formats de distribution et avec des précisions qui répondent bien aux besoins des utilisateurs. La CDOP 3 propose d’assurer la continuité de la production opérationnelle actuelle et de se préparer à l’arrivée de nouveaux satellites. L’importance stratégique des SAF est régulièrement rappelée par Eumetsat, car ils permettent une utilisation optimale des infrastructures et ressources disponibles dans les États Membres, une capitalisation de l’expertise scientifique et des interactions plus nombreuses entre experts. La CDOP 3 s’ouvre avec l’accueil de satellites météorologiques de nouvelle génération tels que GOES-R et la poursuite de la préparation de l’arrivée des constellations MTG (géostationnaires) et METOP-SG (défilants) d'EUMETSAT. Ces programmes placeront l’Europe en pointe pour les observations météorologiques en assurant une amélioration des résolutions spatiales, temporelles et radiométriques, ainsi que des innovations majeures comme l'imageur d'éclairs (LI) ou le sondeur infra-rouge hyper-spectral (IRS) de MTG. (déjà dit en introduction ; de plus le CNRM aussi, si on va dans ce sens, fait partie du segment-sol d'EUMETSAT) Le principe de financement des SAF est celui du co-financement Eumetsat / Services Météorologiques Nationaux, la part maximale de financement par Eumetsat est de 75%.. En pratique, pour la SAF OSI, par exemple, le taux de financement pour Météo-France est de 72 %. Ainsi, les propositions CDOP 3 des cinq SAF dans lesquels Météo-France est engagé représentent un effort de 614 hommes.mois sur 5 ans et un financement d’Eumetsat de près de 5,5 M euros. Chaque SAF donne lieu à un accord contractuel entre Eumetsat et l’entité directrice, qui s’engage de son côté à signer des « sous-contrats » avec les membres du consortium. Les accords Eumetsat / institut directeur ont été signés lors du Conseil d’Eumetsat de décembre 2016. Madame Anne Debar, Directeur Général Adjoint de Météo-France et Monsieur Alain Ratier, Directeur général d'Eumetsat, ont ainsi signé le troisième accord de coopération de développement continu et d’opérations (CDOP 3) du SAF Océans et glaces de mer le 6 décembre 2016 à Darmstadt, Allemagne. Bon démarrage aux membres des équipes projet des SAF, équipes dans lesquelles la capitalisation de l’expertise est essentielle et qui demande une continuité sans faille.]]>
Tue, 25 Apr 2017 10:50:09 +0200
Le cyclone Cook s'éloigne de la Nouvelle-CalédonieMétéorologie - actualitéhttp://www.meteo-spatiale.fr/src/actualites.php?id=215
Le 11/04/2017 à 09h19 - Le cyclone Cook a fait 4 blessés légers, 11 000 foyers sont toujours privés d'électricité mais les alertes cycloniques ont été levées sur l'ensemble du territoire. Les dégâts sur l'archipel sont moins importants que redoutés, des rafales supérieures à 210 km/h ont toutefois été enregistrées. Le cyclone Cook laisse derrière lui des toits arrachés, des arbres tombés, des rivières en crue et des problèmes d'alimentation en eau potable.]]>
Tue, 11 Apr 2017 09:34:18 +0200
Premières images d'éclairs prises par GOES-16Météorologie - actualitéhttp://www.meteo-spatiale.fr/src/actualites.php?id=214
Le 08/03/2017 à 13h30 - Le tout nouvel instrument embarqué à bord du satellite géostationnaire américain GOES-16 vient de livrer ses premières images. Il s'agit du détecteur d'éclairs GLM (pour Geostationary Lightning Mapper) qui va apporter une aide précieuse aux prévisionnistes du service météorologique américain pour la détection et la prévision d'orages. Cela permettra ainsi de prévenir la population des risques de sévères intempéries : l'accroissement rapide du nombre d'éclairs étant par exemple un signal de dégradation soudaine des conditions météorologiques.]]>
Wed, 08 Mar 2017 14:52:47 +0100
6 mars 2017 : la colère de Zeus s'abat sur la FranceMétéorologie - actualitéhttp://www.meteo-spatiale.fr/src/actualites.php?id=212
Le 07/03/2017 à 11h42 - Du jamais vu depuis 1999 pour les médias... Au vu des fortes rafales relevées tout au long de la journée, on peut effectivement corroborer cette hypothèse. La violente tempête Zeus, dieu du ciel et du tonnerre dans la mythologie grecque, portait particulièrement bien son nom... La dépression associée a commencé par impacter le nord-ouest de la France et surtout le Finistère dès le lever du jour : c'est d'ailleurs à ce moment-là qu'ont été relevées les plus fortes rafales de l'épisode. 193 km/h à Camaret - seule la tempête Martin de 1999 avait connu une rafale supérieure avec 198 km/h à l'île d'Oléron - et plus généralement 150 à 170 km/h sur les pointes exposées du département. De nombreux records absolus ont été battus, comme à Ouessant (191 km/h contre 176 en 1996). Sur cette île, le stade de l'ouragan classe 1 (force 12 sur l'échelle de Beaufort) a même été atteint avec 119 km/h de vent moyenné sur 10 minutes. Puis Zeus a traversé la France suivant une diagonale Bretagne-Corse : 135 km/h à Brest, 122 à Saint-Nazaire, 124 à Angoulême (record), et Millau, 144 à Chambéry, 172 au Mont-Aigoual, 185 au Dramont dans le Var (record), 169 au Cap Corse, 146 à Ajaccio (record)... De très nombreux dégâts matériels ont eu lieu (600 000 foyers privés d'électricité) et des chutes d'arbres ont malheureusement causé 2 décès. ]]>
Tue, 07 Mar 2017 17:14:26 +0100